Retour sur Man of Steel

Ce soir, j’étais partie pour jouer et finalement, mon cher et tendre s’est mis devant Man of Steel, film que nous gardions de côté depuis quelques temps mais qui ne me motivait pas plus que ça. Et donc à chaud, là comme ça, j’avais très envie d’en parler… Et je préviens d’avance, ça va spoiler un peu, mais comme il est sorti en salle il y a 3 ans, on me pardonnera.

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Petit préambule qui a son importance pour la suite : je n’avais ni connaissance du cast, que ce soit les acteurs ou le réalisateur, ni lu la moindre critique. J’ai donc dégusté le spectacle avec un oeil tout neuf.

Et autant le dire de suite, je suis assez partagée par ce film…

Exit le côté bon enfant

Le sentiment qui ressort le plus quand je repense à ce que je viens de voir, c’est la tristesse. J’ai été bercé par le Superman old school (le vieux film, Lois et Clark, Smallville) qui pour moi étaient particulièrement bon enfant. Oh oui, on se foutait bien un peu sur la gueule, on détruisait un peu de mobilier mais grossièrement, c’était frais. Et là, plus du tout : c’est un film catastrophe lambda, qui surf sur la vague du dark… et ça me choque profondément car trop en contradiction avec ce que j’ai pu connaitre jusque là. Je suis triste aussi de me dire que la jeunesse d’aujourd’hui va prendre ce Superman Superdark pour référence… Après, ce sentiment est personnel, je vais donc le mettre de côté.

Tu vas avoir des sentiments, bordel ?!

Autre point qui m’a fait soupirer pendant tout le film : les personnages m’ont semblé horriblement creux. Normalement, j’ai beaucoup d’empathie avec ce que je regarde… Oui oui, j’ai encore versé ma larme il y a quelques jours sur la fin de l’épopée 3.3 de FFXIV. Oui oui, j’avais les yeux mouillés dès les premières minutes de Gardiens de la Galaxie. Mais là, rien n’est venu, même pas un peu de tristesse à la mort du père de Clark.

Tiens, parlons-en de cette scène : juste lamentable. Alors oui, Clark ne doit pas révéler ses pouvoirs, bla bla, mais il y a normalement un moment où les sentiments prennent le dessus et où sauver la personne qu’on aime devient plus important que les cancans terriens.

A la rigueur, le seul personnage pour qui j’ai pu avoir un peu d’empathie est Zod, le méchant. On nous explique bien que les bébés-éprouvettes kryptoniens sont créés pour remplir des fonctions bien particulières, que c’est ce qu’il fait, d’ailleurs : tenter par tous les moyens de maintenir en vie son peuple. Mais bon, ça s’arrête là. Je sens bien qu’ils ont tenté de représenter Superman comme un être indéterminé qui hésite sur son humanité, mais ça ne prend pas.

Et puis par dessus cette vacuité de sentiments, rajoutons un scénar’ pas très poussé avec quelques incohérences. Je ne comprends toujours pas l’intérêt de capturer Lois en plus de Superman (la première scène dans le vaisseau) si ce n’est pour permettre une pirouette qui fera avancer l’histoire. Je déteste le truc du ticket de teinturerie dans les films, tout comme les événements « et là comme par hasard »… surtout quand ça se voit trop 🙁 Bref, les méchant sont méchants avec les gentils, les gentils se tapent avec les méchants et les tuent, fin. Y’a vraiment rien à en dire de plus…

Et sinon, t’as aimé quoi ?

La seule et unique chose qui m’a fait plaisir dans ce film est également un point qui m’a fait crisser des dents au début : la technique. Il y a des scènes à l’esthétique vraiment magnifique, très travaillées, principalement pendant les combats. Et à côté, des plans hyper classiques qui cassent un peu le rythme.

Au début donc, cette incohérence m’a fait râler : c’est vrai quoi, des films à l’esthétique particulièrement, y’en a plein (300, Sucker Punch, Vidocq), et qui le font bien du début à la fin. Et puis à y regarder de plus près, je pense que c’est une réelle volonté artistique : la partie classique ne concerne que les humains, que ce soit au début ou pendant « l’apocalypse », alors que la partie « esthétique wachowskienne » est réservée aux kryptoniens. La dernière scène du combat final, dans la gare, marque un stop net dans cette alternance : la prise de vue redevient sobre et banale, comme pour accompagner le choix de Superman vis à vis des humains.

J’avais un doute sur cette interprétation, jusqu’au générique de fin… le réalisateur étant Zack Snyder (monsieur 300 et Sucker Punch).

Donc voilà, je me suis plutôt ennuyée, c’était barbant, déjà vu et sans saveur sauf pour la partie technique…

Ah si, le film a provoqué chez moi un grand fou rire : lorsque Zod passe son message sur tous les écrans, Lois dit : « Regardez, il a pris le contrôle de toutes les chaines, il utilise le flux RSS ! ». Wait… What ? 😀

 

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