J’ai craqué pour Bravely Second

Je ne comptais pas trop parler de jeux récents autres que les mmo, mais bon… Bravely Second fera exception. Déjà, autant l’avouer de suite : je n’ai pas fini Bravely Default. J’ai complètement calé sur le concept de se retaper le jeu plusieurs fois avant la délivrance finalement imposée par le scénario (ou pas, explications un peu plus bas).

Mais voilà, la suite est sortie et je me suis faite avoir par la propagande les conseils d’un ami qui venait de le finir : j’ai craqué.

Note avant de poursuivre : je n’en suis qu’à 30 heures de jeu et ne spoilerai rien dans cet article au-delà du prologue. Les éléments qui pourraient passer pour des révélations (notamment sur les perso jouables) n’en sont pas 🙂

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Donc Bravely Second… Je passe rapidement sur le début de l’histoire car il fait parti des plus dramatiques que j’ai pu voir/jouer. Une fois ce bordel un peu retombé, on récupère les 4 héros jouables dont deux anciens : Edea et Tiz. Autant j’adorais la première, autant la niaiserie du deuxième me rendait folle mais heureusement, cet épisode arrange ça. J’aurais presque envie de dire que Tiz est super badass de la mort, c’est très plaisant 😀

Et justement, globalement, je trouve le ton beaucoup plus intéressant car moins manichéen et niais. On rencontre quelques méchants du premier jeu qui ont refait leur vie, pour bien appuyer sur le fait que tout n’est pas tout blanc ni tout noir, mais souvent gris. Les quêtes annexes offrent d’ailleurs parfois des choix complexes… Nan en fait pénibles ? Nan mais vous me demandez vraiment de choisir entre développer l’économie d’une nation et sauver le patrimoine d’une famille ayant souffert de la guerre ? Bon… (J’avoue, pour celui là, j’ai carrément posé la 3DS un petit moment en me demandant quoi faire…)

Toujours pour le côté un peu plus mature, il y a de temps en temps des éléments qui sortent de nulle part et qui tâchent. Je vais tenter de ne pas trop spoiler en parlant de ce fameux personnage qui adore torturer les gens de la pire manière possible et vous explique en long en large et en travers comment il va vous couper chaque doigt, puis chaque orteil puis…

Et puis je me suis un peu perdue dans ce que je racontais. Mais j’y viens… En fait, tout en jouant, j’ai ressenti cette petite flamme qui s’était allumée à l’époque de Final Fantasy VII et qui m’a fait dévorer des tas de RPG pendant les 10 années suivantes. Elle s’était un peu éteinte mais voilà, avec Bravely Second, elle est là. Finalement, les graphismes de ce jeu ne sont que les dignes sucesseurs de ceux de FFVII, les gros perso en SD sont juste plus léchés, les décors plus stylisés.

Le système de combat est le même, le déroulement de l’histoire également (même si un peu trop segmenté à mon goût, mais je me soupçonne d’être passée à côté sur les vieux RPG, l’amour rendant aveugle).

Alors oui, la série des Bravely signe une petite renaissance passagère du J-RPG mais ! Il y a un gros mais : tout en brisant le 4e mur. Avant d’entamer Second, j’ai épluché quelques tests et suis tombée dans les commentaires de ces articles. J’ai ainsi découvert qu’il y avait 2 fins à Default (attention spoiler) : une où le joueur prend conscience du pourquoi de la boucle (et surtout, comment la briser plus tôt) et une où le joueur est pris par la main par le scénar’ parce que bon, ça peut pas durer des années comme ça…

Et je trouve le concept génial. C’est vrai qu’à de nombreux moments, Bravely Default semble s’adresser directement au joueur et non aux personnages. Mais coincée dans les habitudes des autres jeux, j’étais complètement passée à côté de ça. Du coup, je suis bien plus attentive sur Bravely Second, sachant qu’il contient une entourloupe du même genre que dans le premier (je ne sais pas encore quoi :D).

Je me surprends à décortiquer chaque passage du jeu, chaque phrase qui reviendrait un peu trop souvent, chaque élément qui me dérange pour essayer de deviner quel sera ce twist à faire. C’est peut-être de la parano, peut-être complètement vain, mais en échange, je me retrouve pour une fois à tout questionner et tenter de dénicher les secrets du jeu, plutôt que d’avaler des dialogues et des combats sans trop réfléchir, comme d’habitude.

La conclusion de tout ça viendra lorsque je l’aurai terminé… Et puis j’enchaînerai peut-être bien sur Bravely Default, dans le but de le finir vraiment cette fois 🙂

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